Le Sénat vote contre les AESH

Mercredi 7 janvier, les sénateurs se sont opposés à une proposition de loi visant à intégrer les AESH dans la fonction publique par la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B.
Les sénateurs de droite et du centre ont partagés les éléments de langage du ministre de l’éducation pour refuser ce statut à des personnels présents depuis 20 ans dans l’école de la république, tout en reconnaissant pourtant leur rôle indispensable pour la scolarisation des élèves à handicap. C’est un camouflet pour les 140 000 agents concernés, condamnés à rester dans une précarité indigne, mais aussi pour les élèves à handicap et leurs familles.
Cette mesure coûterait « trop cher » à l’État et cela nous informe donc des priorités du centre et de la droite : des subventions pour des écoles privées aux publics privilégiés, des cadeaux aux entreprise du Cac 40 et des allègements fiscaux pour les riches, d’accord, mais certainement pas un sou de plus pour le handicap et les travailleurs.
Plus de 20 ans après la loi pour l’égalité des droits et des chances, l’inclusion scolaire reste donc une déclaration d’intention dénuée de mesures concrètes et pérennes. Le ministre de l’éducation nationale a hier avoué son « incapacité à mettre en œuvre » un statut : le travail des AESH depuis des années dans les classes n’est donc toujours pas suffisamment reconnu pour qu’elles accèdent à un statut et à une rémunération à la hauteur de leur investissement. L’adaptation de l’école au handicap, et non l’inverse, n’est toujours pas une priorité.
Pour la CGT Educ’action de la Loire, le combat des AESH pour une reconnaissance de leur métier et un salaire décent doit donc continuer : par la solidarité de tous les personnels de l’éducation nationale, par les mobilisations, par les grèves.
