AED et AESH, un statut maintenant ! En grève le 16 décembre !

Le 16 décembre prochain : budget discuté, statut de catégorie B exigé !
Mobilisons-nous pour imposer enfin un statut.
AESH et AED, des personnels précarisés, sacrifiés et invisibilisés
Alors que l’Éducation nationale en est à son sixième ministre en l’espace de deux ans, de nombreux personnels attendent toujours des engagements forts pour améliorer leurs conditions d’emploi et bénéficier d’une meilleure reconnaissance professionnelle. C’est le cas des AESH et AED.
La valse à la tête des ministères et l’absence d’engagement politique concret ont mis un coup d’arrêt à tout espoir d’amélioration significative de la situation.
• AESH
Nos organisations syndicales ont alerté à plusieurs reprises sur les conditions indignes dans lesquelles sont maintenus les AESH. Les temps incomplets imposés maintiennent ces agents de la Fonction publique – majoritairement des femmes – dans la précarité, souvent sous le seuil de pauvreté.
Depuis la mise en place des PIAL, les conditions de travail se sont détériorées avec une augmentation du nombre d’élèves à accompagner, des affectations sur plusieurs établissements scolaires, des emplois du temps éclatés et parfois modifiés à la dernière minute, des situations liées au handicap de plus en plus en complexes…
Ces personnels restent encore soumis à des décisions arbitraires qui mettent à mal leurs droits (jours de fractionnement, indemnisation des déplacements, temps d’activités connexes, formation…), ce qui n’est plus acceptable.
A cela s’ajoute la nouvelle disposition sur l’accompagnement sur la pause méridienne, présentée par le ministère comme une solution aux temps incomplets subies par les AESH : elle a créé le désordre et s’est parfois soldée par une perte de revenus.
• AED
Alors que les Assistant∙es d’Éducation assurent des missions essentielles pour le fonctionnement des établissements scolaires, ils et elles sont parmi les personnels les plus précaires et les moins reconnus au sein de l’Éducation nationale. Le ministère de l’Éducation nationale vient de publier le nouveau cadre de gestion des Assistant·es d’Éducation au Bulletin Officiel. Rien de nouveau sous le soleil, ou si peu.
Le renouvellement de contrat CDD reste au bon vouloir des chef·fes d’établissement. L’accès au CDI n’est toujours pas automatique. Il faut l’accord du·de la chef·fe d’établissement et du rectorat. Sans oublier, la nouvelle "mode" chez les chef·fes d’établissement, ne pas renouveler après la 5ème année pour ne pas à avoir à refuser un CDI au bout de 6 ans. Le nouveau cadre de gestion évoque une éventuelle grille de salaire mise en place au niveau académique. Pourquoi pas de grille nationale ?
Il est urgent d’engager dès à présent un processus permettant de sortir les AESH et AED de la précarité.

