Communiqués 1er degré

 1er degré : Une rentrée qui appelle un sursaut

 

3 semaines après la rentrée, les personnels se sentent déjà fatigués, essorés… Il faut dire que cette dernière rentrée de l’ère Macron n’a pas été des plus reposantes. On aurait pu s’attendre à une fin de règne sans pression ou sans injonction sur les équipes pédagogiques. Une sorte de respiration… Mais il n’en est rien. Alors que certain·es candidat·es à l’élection présidentielle usent d’un coup de com’ en utilisant l’École, nous avons été sous le feu des projecteurs dès la fin des vacances d’été. Merci, mais il ne fallait pas… en tout cas, pas dans ces termes du moins, pas avec cet effet grossissant pour à nouveau faire du prof-bashing, exiger de nous de travailler encore plus pour le même salaire ou nous imposer de nouvelles dégradations de travail…

Bref, il n’y avait pas besoin de tout cela en ce mois de septembre, l’actualité de l’École était déjà bien assez chargée : manque de personnels dans les écoles malgré le satisfecit du ministre, fiasco numérique et rentrée dégradée dans toutes les académies à cause de la cyberattaque, résultats PISA indiquant que le modèle éducatif actuel n’est pas bon (mais avec l’envie, pour certain·es, de nous faire porter le chapeau…), nouvelle organisation du remplacement pas pertinente, annonces sur le handicap nulles-verbieuses et sans moyens (CNH), questionnaire VSS pour les élèves inopérant et surtout à risque, cas d’agressions en hausse à l’encontre des personnels, 1ers effets de la pression de l’extrême droite dans les collectivités remportées en mars… Tout cela alors que la crise climatique nous assomme et nous angoisse, que les pouvoirs publics n’ont rien anticipé avant les futures vagues de chaleur-de froid ou les inondations… Tout cela avant les futures annonces ministérielles sur l’aménagement des 108h qui vont instaurer un nouveau tour de visse sur la liberté des équipes et nous imposer encore plus de formations descendantes sur les fondamentaux… Nous sommes donc tel·les des boxeur·euses coincé·es dans un coin du ring ayant toutes les peines du monde à nous sortir d’une institution qui nous oppresse tant.

Il nous faut retrouver de l’oxygène et des motifs d’espoir dans ce marasme ambiant. Cela passe incontestablement par la nécessité de retrouver du collectif. Ne restons pas isolé·es et parlons-nous à nouveau dans les écoles. Ouvrons nos portes de classe et profitons de tous ces moments de respiration pour nous parler, partager notre vision de l’école… Reconstruisons ce qui permet de lutter et d’avancer, et construisons la lutte pour un autre système scolaire. Surtout imposons à notre employeur des hausses de rémunérations et un rattrapage immédiat de tout ce que nous avons perdu depuis tant d’années et qui nous transforme en travailleur·euse déclassé·e.

Profitons de cette année et des élections professionnelles pour faire avancer le projet d’école de la CGT Éduc’action.

Alors luttons, syndiquons-nous et votons pour la CGT en décembre 2026. C’est ensemble que nous gagnerons.