L’école inclusive ne peut plus être un slogan vide : toutes et tous en grève le 19 mars !

Depuis des années, les équipes pédagogiques alertent sur les manques graves et structurels dans la mise en œuvre de l’inclusion des élèves en situation de handicap et des élèves à besoins éducatifs particuliers. Ces alertes sont ignorées.
Les conséquences sont pourtant dramatiques : souffrance des élèves, épuisement des personnels, colère des familles, dégradation continue du service public d’éducation.
L’inclusion sans moyens est une maltraitance institutionnelle. Elle met en danger les enfants, broie les personnels et détruit la confiance dans l’école publique.
La loi du 11 février 2005 a posé le principe de l’école inclusive. Vingt ans plus tard, l’État ne respecte toujours pas ses propres engagements. Ce n’est ni un manque de volonté des équipes, ni un problème d’organisation locale : c’est un choix politique de sous-financement.
Nous exigeons que la promesse de l’école inclusive devienne une priorité nationale réelle, avec des moyens à la hauteur des besoins.
Face à l’inaction du ministère, nous appelons l’ensemble des collègues des écoles et établissements de la Loire à se mettre massivement en grève le jeudi 19 mars 2026 pour exiger :
• la reconnaissance d’un véritable statut pour les AESH : un métier formé, reconnu, correctement rémunéré, avec un statut de fonctionnaire de catégorie B ;
• au minimum 6 heures d’accompagnement pour les élèves bénéficiant d’une notification mutualisée ;
• la mise en place d’un droit opposable, permettant aux familles de contraindre l’État à respecter les décisions de la MDPH, ce qui impose la création immédiate de places en nombre suffisant dans les structures spécialisées (ESMS) ;
• une baisse significative des effectifs dans toutes les classes pour permettre des apprentissages dignes et un accompagnement réel de tous les élèves ;
• des moyens matériels, humains et pédagogiques pour adapter l’enseignement à la diversité des besoins ;
• une prise en charge sérieuse et immédiate des situations de souffrance des élèves et des personnels, avec un accompagnement à la hauteur pour les équipes confrontées à des situations critiques ;
• la présence et la participation pleine et entière des organisations syndicales au Conseil départemental de l’école inclusive.
• l’arrêt de la mise en place des PAS qui accentuent les ruptures d’accompagnement pour les élèves et des affectations sans cesse changeantes pour les AESH, et détournent des élèves à besoin particuliers d’accompagnement humain.
Les personnels ne peuvent plus compenser les carences de l’État au prix de leur santé physique et mentale.
Nous refusons une école inclusive de façade, fondée sur le renoncement, l’épuisement et la culpabilisation des équipes.
Sans moyens, il n’y a pas d’inclusion. Sans inclusion réelle, il n’y a pas d’école publique digne de ce nom.

