Collège : Retrouvons du sens pour nos métiers

Pourtant période charnière pour nos élèves, le collège reste le parent pauvre du système éducatif. Depuis des années nous subissons les assauts répétés de réformes menées au nom de la modernisation ou de l’excellence. Une réalité bien moins séduisante se cache derrière ces discours : le démantèlement méthodique du service public d’éducation, au détriment des élèves et des personnels. La logique est toujours la même : faire plus avec moins, sous couvert de pédagogies innovantes. Pour la CGT Éduc’action, une autre éducation est possible, à condition de lui en donner les moyens.
-* Rétablir une véritable formation
La CGT Éduc’action alerte depuis des années sur la dégradation continue de la formation des personnels de l’Éducation nationale. Aujourd’hui, le constat est sans appel : la formation initiale comme la formation continue sont devenues insuffisantes, morcelées et trop souvent déconnectées de la réalité du terrain. Cette politique d’austérité n’est pas sans conséquences : elle participe directement à la perte de sens du métier et à l’épuisement des personnels.
-* Des réformes pour quels résultats ?
Des réformes, dans les 15 dernières années, le collège en a connu beaucoup. Le socle commun, l’évaluation par compétences, les EPI, la numérisation des salles de classe, l’accès au numérique, le choc des savoirs...
-* Face à la pression hiérarchique
La succession des réformes et l’austérité budgétaire dans les collèges ont engendré un accroissement du mal-être au travail des collègues. Trop souvent, la perte de moyens et de sens entraînent un coût humain dont les signes sont visibles : démissions, temps partiels, arrêts maladie, burn-out, mutations, volonté de changer de métier, détachements, ruptures conventionnelles, accidents de travail…
-* Pression sur le DNB
Dans un système éducatif piloté par les évaluations, les indicateurs et la concurrence entre établissements, mieux vaut ne pas trop se faire remarquer par une baisse significative des résultats au DNB.
Ensemble, exigeons :
-* La création massive de postes statutaires
- La suppression des évaluations nationales
- L’Abandon du pacte au bénéfice d’une revalorisation indiciaire sans condition pour toutes et tous
- Un Statut de fonctionnaire catégorie B pour les AESH et AED
- Une augmentation indiciaire immédiate de 400 € par mois

